Comment se préparer à la médiation sans transformer la préparation en conseil juridique


Comment se préparer à la médiation dans la bonne limite

Les personnes qui cherchent comment se préparer à la médiation veulent souvent une aide pratique. Elles peuvent vouloir savoir quoi apporter, quoi dire, comment organiser leurs pensées ou comment éviter d'être dépassées lors de la première séance.

Ces besoins sont raisonnables. Mais pour les médiateurs et les programmes de médiation, la préparation doit rester dans une limite prudente.

La préparation à la médiation devrait aider les participants à expliquer clairement leur perspective. Elle ne devrait pas leur dire quelle position juridique prendre, quel règlement demander, si leur réclamation est solide ou ce que le médiateur décidera.


Ce que les participants peuvent préparer en sécurité

Un processus de préparation peut demander aux participants de réfléchir à ce qui s'est passé de leur point de vue, aux événements qu'ils jugent les plus importants, à ce qu'ils croient que l'autre partie comprend mal, à ce qui reste obscur pour eux, aux préoccupations pratiques que le médiateur devrait comprendre et à ce qui rendrait la première séance productive.

Ces questions aident les participants à organiser leur récit. Elles ne leur donnent pas d'instructions sur leurs droits juridiques ou leur stratégie de règlement.


Ce que les médiateurs devraient éviter dans la préparation

La préparation menée par le médiateur devrait éviter les consignes qui glissent vers le conseil ou l'évaluation.

Les consignes plus risquées incluent demander le meilleur argument juridique, demander quel montant le participant devrait exiger, demander comment prouver que l'autre partie a tort ou demander quel résultat le médiateur devrait pousser.

Même lorsqu'un médiateur doit comprendre les récits et préoccupations et documents, le cadrage de préparation devrait rester neutre. L'objectif est de soutenir l'explication, pas le coaching d'argumentation.


Pourquoi cela aide aussi le médiateur

Lorsque les participants se préparent dans une structure neutre, le médiateur reçoit un meilleur matériel de départ. Le médiateur peut voir ce sur quoi chaque partie se concentre, ce qui est obscur et où la première séance peut avoir besoin de structure. C'est le lien pratique entre l'orientation du participant et la préparation à la médiation.

Par exemple, un participant peut se préparer en écrivant: "Je veux des excuses." Un processus de préparation neutre peut aider à clarifier si cela signifie une reconnaissance, un changement de comportement futur, une conversation privée, une déclaration écrite ou autre chose. Le médiateur ne dit pas au participant quoi rechercher. Il dispose simplement de meilleures informations pour la conversation.


Une option de préparation guidée

Disputell soutient ce type plus étroit de préparation. Les participants utilisent des liens de préparation guidée séparés pour expliquer leur perspective en privé. Le médiateur reçoit un résumé de travail réservé au médiateur, fondé sur les récits et préoccupations, qui peut organiser le différend, montrer les lacunes et incertitudes et suggérer des questions pertinentes pour la médiation.

Le système ne fournit pas de conseil juridique, ne vérifie pas les faits, ne porte pas de jugement de crédibilité et ne recommande pas de règlements. Le médiateur demeure responsable du jugement professionnel et de la conception du processus.


Conclusion pratique

Pour toute personne qui demande comment se préparer à la médiation, la réponse la plus sûre consiste à se concentrer sur la clarté, la chronologie, les préoccupations et les besoins de processus plutôt que sur la stratégie juridique ou les recommandations de résultat. Pour les médiateurs, le bon processus de préparation aide les participants à parler plus clairement tout en préservant le rôle neutre du médiateur.




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